Weblog de Christian Brülhart

10 février, 2009

Comment prendre soin des patients psychotiques graves

Classé dans : Santé mentale, Tous — Christian Brülhart @ 13:46
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Des malades dits « insortables » sont réinsérés grâce à des nouvelles thérapies

A l’hôpital l’Eau Vive, qui appartient à l’Association de Santé Mentale dans le XIIIème arrondissement (ASM13), l’environnement et l’accompagnement des malades psychiatriques hospitalisés pour de longues périodes a été repensé et adapté.

Dans le cadre des conférences organisées par le Département de psychiatrie des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), le Dr Vassilis Kapsambelis, psychiatre et psychanalyste de l’ASM13 est venu expliquer à ses confrères les conséquences de ses recherches sur le travail médical avec les patients psychotiques les plus gravement atteints. Parmi les sujets abordés: l’attitude des psychiatres et du personnel soignant, les modalités des soins, la médication et l’adaptation des infrastructures à ces malades dits «insortables».

Qui sont ces malades ?

Ce sont des personnes qui sont gravement atteintes par des troubles psychiatriques et dont l’état de santé reste stationnaire ou se dégrade (dite «évolution catastrophique»). La schizophrénie se déclare à l’adolescence et frappe autant les hommes que les femmes. La dégradation du malade est violente dans un premier temps, puis sa santé se stabilise, et après environ une dizaine d’années de traitement psychiatrique et médicamenteux, la santé du patient s’améliore dans la plupart des cas. Seuls 3 à 5 % des patients atteints de schizophrénie passent leur vie à l’hôpital. Ces personnes souffrent de plusieurs maux dont: une persistance de profonds troubles psychiatriques, une incapacité de vivre de manière autonome (échecs répétés de placement dans des foyers, des familles d’accueil après deux voire quatre tentatives d’insertion sur vingt à vingt-cinq ans), une insensibilité ou une réponse médiocre aux effets des médicaments, une mise en danger de leur intégrité corporelle (hygiène, confort, déni de douleur/souffrance) et un refus de communication (troubles de la parole et de la pensée).

Quels sont leurs besoins particuliers ?

Bien que la guérison soit improbable, il faut donner une chance au malade. De nos jours, des thérapies et des médicaments plus performants évitent de longs séjours dans des asiles psychiatriques au profit de courtes périodes d’hospitalisation. Ce progrès entraîne une réduction du nombre de lits et leurs transferts dans des hôpitaux généraux. Cette tendance a deux conséquences: une perte de savoir-faire de la psychiatrie institutionnelle, les psychiatres qui travaillaient dans les asiles, et une réduction de l’espace de vie du patient.

Les thérapeutes doivent soigner des patients lourdement atteints où la psychiatrie ne peut pas encore tout comprendre et expliquer. La prise en charge du malade doit être constante et durable, généralement sur plusieurs décennies. Face à une situation parfois vécue comme de l’impuissance et de la frustration, certains médecins peuvent avoir des attitudes contre-productives. Explications:

Le désengagement, le désintéressement qui est une conséquence de la déception thérapeutique. La tolérance du psychiatre à l’égard du patient augmente, signe négatif équivalent à un désintérêt. Cette situation peut dégénérer en dépression soignante ou/et en tolérance coupable et agressive du médecin.

L’impossibilité de dégagement, autre attitude négative, qui se caractérise par une attitude de maîtrise, d’emprise. Certains psychiatres sont tentés par une inflation thérapeutique médicamenteuse (essais de tous les médicaments, augmentation des doses).

Pour lutter contre la réduction de l’espace de vie du patient, deuxième conséquence de la tendance, il est nécessaire d’offrir au malade un espace de vie, garant de stabilisation et d’équilibre.

Quels sont les aménagements adéquats ?

Pour vingt patients sur quatre mille adultes traitées par année à l’ASM13, il a été nécessaire de tenir compte d’un paradoxe: le malade vit pendant des années dans un hôpital alors que son séjour n’a rien d’une hospitalisation classique. Il y a échec d’un « ailleurs » comme de multiples tentatives de mise en foyer ou de placements dans des familles d’accueil. En conséquence, un foyer de vingt-deux lits a été créé dans l’hôpital. C’est un système éloigné de la structure médico-sanitaire habituelle avec un personnel soignant adapté (voir encadré). Deux unités ont été aménagées. La première accueille les patients «sortables», principalement des malades nécessitant un deuxième temps de séjour, après les soins de l’état aigu. La seconde réunit les sujets dits «insortables». Ces deux entités ne sont pas imperméables, sachant qu’il y a parfois «glissement» des résidents de la première vers la deuxième.

Comment s’occupe-t-on de ces malades ?

Quatre instruments sont utilisés pour accompagner les malades: la prodigation de soins corporels, l’organisation d’activités, les entretiens psychiatriques hebdomadaires et l’organisation d’un plan quotidien afin de rétablir la notion du temps. Ces moyens soutiennent les cinq dimensions du travail thérapeutique: une introduction à la notion du «prendre-soin-de-l’autre», un suivi constant et durable du psychiatre (de deux à quatre ans), une amélioration de la qualité de vie par des activités intellectuelles, une sensibilisation sociale (la dimension du groupe) et la représentation du temps (ce que les psychiatres appellent « la fin de l’éternité » pour ces patients aux séjours hospitaliers indéfiniment prolongés).

Quels sont les résultats obtenus ?

Suite à l’application de ce nouveau programme, on a pu observer une diminution des manifestations agressives, une réduction de l’utilisation de neuroleptiques et une amélioration du taux de sorties. Sur nonante patients traités en 2008, 20 % sont désormais en maison de retraite et parfaitement stabilisés, 20 autre % vivent en foyer non psychiatrique, 30 % sont en foyer psychiatrique ou en famille d’accueil, et même un petit 10% a pu revenir à son domicile. Les 20 % restants sont toujours entre le foyer et l’hospitalisation.

Effectif d’une unité de soin spécialisée

- seize heures hebdomadaires de consultation psychiatrique
- un demi poste de psycholoque
- une infirmière-cadre
- six infirmières
- six aides soignantes
- deux postes et demi de personnel de service

Christian Brülhart

(article publié dans le périodique suisse romand de la santé mentale “Diagonales“)

9 février, 2009

Nouveaux articles publiés

Classé dans : Tous, Uncategorized — Christian Brülhart @ 14:23

Je travaille depuis début décembre 2008 pour “Diagonales”, la revue de Suisse romande pour la santé mentale. De nouveaux articles vont être publiés dans ce bimensuel. Ils seront disponibles sur la page “Articles de presse publiés” ici.

Je vous remercie par avance de vos commentaires.

Christian

La guérison en psychiatrie

Classé dans : Santé mentale, Tous — Christian Brülhart @ 14:15
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Au-delà du savoir médical, l’importance de la relation thérapeutique

Dans une volonté de partage et d’échange, le Dr Fabrizio Marra, du Centre psychiatrique du Nord Vaudois, est venu à la rencontre des membres du groupe d’entraide de La Roselière, à Yverdon-les-Bains, le 18 décembre dernier, pour parler de guérison. Echo de son intervention.

En psychiatrie, la guérison est souvent un terme tabou. Et pour cause, cette discipline se distingue des autres domaines de la médecine par l’absence d’une explication claire de la maladie. En effet, les psychiatres et les médicaments peuvent souvent soigner, mais plus rarement guérir. Sans compter les autres paramètres qui entrent en jeu dans le processus de soin, comme l’implication du patient lui-même et de son entourage.

Pourquoi la question de la guérison est-elle taboue parmi les psychiatres? La réponse se trouve dans le fait qu’elle est très liée à la dimension d’impuissance avec laquelle ils doivent composer, celle de ne pas toujours pouvoir guérir l’autre, malgré les avancées scientifiques.

Du côté des patients, pour ceux qui n’ont pas conscience de leur maladie, il existe une autre problème: pourquoi feraient-ils confiance au psychiatre s’ils ne s’estiment pas malades? C’est parfois très délicat.

Pistes et hypothèses

Même si la science ne cesse de faire des progrès, certaines maladies restent des énigmes pour le corps médical. «En psychiatrie, la cause de la maladie n’est pas toujours claire. Nous n’avons que des pistes ou des hypothèses, comme des traumatismes», explique le Dr Fabrizio Marra.

On sait toutefois que les maladies psychiques ont plusieurs origines. Il y a tout d’abord des raisons organiques telles que des prédispositions génétiques (dans le cas par exemple de la schizophrénie ou des troubles bipolaires). Il y a ensuite les problématiques infectieuses apparues lors de la grossesse ou celles du développement pendant l’enfance (par exemple durant la maturation du système nerveux). Enfin, il y a les aléas de l’existence qui peuvent constituer en eux-mêmes des éléments déclenchants.

Comment le psychiatre travaille-t-il?

Malgré le grand nombre d’investigations et de pistes explorées, plus particulièrement sur les traumatismes de la vie, comment, aux vu de ces difficultés, développer des thérapies appropriées?

Aujourd’hui, la «relation thérapeutique» occupe la première place dans le protocole des psychiatres. Tout d’abord, le médecin s’appuie sur l’aspect technique qui relève de ses connaissances – hypothèses, investigations neurobiologiques, compréhension psychologique; il s’intéresse au développement de nouveaux médicaments, à la réduction de leurs effets secondaires.

La psychiatrie doit compter sur un climat de confiance.

Ensuite intervient l’aspect relationnel du thérapeute, c’est-à-dire les compétences qu’il possède pour entrer en relation avec son patient et en assurer le suivi. Enfin, la capacité du patient à repérer son mal-être, à choisir un médecin et à établir une relation de confiance avec lui va être déterminante. Car un déficit de confiance du patient envers son thérapeute peut rendre la guérison difficile.

«Plus que dans les autres disciplines de la médecine, la psychiatrie doit compter sur l’aspect relationnel, sur un climat de confiance, car on ne peut pas compter sur un médicament», précise le Dr Marra.

Tous les espoirs sont permis

Mais, alors, une maladie comme la schizophrénie peut-t-elle tout de même parfois disparaitre ou se stabiliser? Les observations faites dans les cas de transmission héréditaire de la schizophrénie aboutissent aux résultats suivants: pour un tiers des patients ayant hérité de la maladie, l’état de santé s’améliore; pour un second tiers, il se régularise; pour le dernier tiers, il se dégrade.

Le binôme «thérapeute/médicament» est insuffisant.

Pour améliorer les chances de guérison, si minces soit-elles, le binôme «thérapeute/médicament» est insuffisant. La volonté du malade est prépondérante. L’influence de l’entourage peut se révéler cruciale sur la volonté de guérir. D’autres thérapies qui ne relèvent pas de la médecine peuvent également avoir un effet bénéfique: la foi et les croyances, l’hypnose, la méditation, l’expression artistique, l’interaction avec le monde animal, etc.

«Chacun est aussi son propre thérapeute. Il faut essayer de se mobiliser et de développer ses stratégies personnelles», conclut le médecin.

Christian Brülhart

(article publié dans le périodique suisse romand de la santé mentale “Diagonales“)

4 novembre, 2008

(ATS) Action «Debout pour le journalisme» mercredi

Classé dans : Tous, Uncategorized — Christian Brülhart @ 22:16
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Date: 04/11/2008 16:11

Pour le respect du droit d’auteur et de la liberté rédactionnelle

Berne (ats) Les syndicats des médias suisses défendent le droit d’auteur des journalistes et l’indépendance des rédactions à l’occasion de la journée d’action «Debout pour le journalisme» mercredi. Ils s’inquiètent aussi des répercussions de la crise financière.
Parmi les actions qui auront lieu en Suisse, Impressum, la fédération suisse des journalistes, distribuera des cartes postales pour protester contre les abus dans le domaine des droits d’auteur.
De plus en plus souvent les entreprises de médias essaient d’encaisser les droits d’auteur sur leurs oeuvres en exigeant de la part des journalistes libres des contrats cadre selon lesquels ils renoncent sans autre dédommagement à tous leurs droits pour une utilisation ultérieure ou multiple, contre la seule rémunération prévue pour une publication unique.
Si les journalistes libres s’opposent à cette pratique, ils courent le risque de ne plus être mandatés par les entreprises de médias, écrit impressum dans un communiqué. L’organisation professionnelle demande donc à ces dernières de respecter le droit d’auteur de leurs collaborateurs.

Suppression de postes

Le Syndicat des mass-média met en garde contre les suppressions de postes dans les rédactions sous prétexte de crise financière, indique-t-il dans un communiqué. Mardi, la NZZ a ainsi annoncé un vaste programme de restructuration et d’économie qui devrait coûter des dizaines de postes. Le groupe de médias zurichois se justifie par la chute des annonces et la crise des marchés financiers.

Comedia mettra mercredi en ligne sur son site internet une déclaration urgente sur la situation du journalisme en Suisse, indique sa secrétaire centrale Stephanie Vonarburg. Les éditeurs y sont priés de respecter l’indépendance du Conseil suisse de la presse, de garantir la liberté de presse à l’interne des rédactions et de reprendre les négociations pour conclure une CCT en Suisse alémanique et au Tessin.

La journée d’action est initiée par la Fédération européenne des journalistes. Elle s’oppose au déclin des normes de qualité du journalisme en Europe, et vise à améliorer les conditions de travail des journalistes.
va hl js

31 octobre, 2008

Ralentissement économique: quelle(s) menace(s) sur l’emploi?

Classé dans : Articles de presse (non publiés), Tous — Christian Brülhart @ 12:45
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SUISSE

La crise financière et le ralentissement conjoncturel vont avoir un impact sur la situation de l’emploi. Quels sont les perspectives? Deux spécialistes suisses apportent quelques éléments de réponse:Daniel Lampart (DL), économiste en chef de l’Union syndicale suisse (USS) etYves Flückiger (YF), Professeur au département d’économie politique de l’Université de Genève et directeur de l’Observatoire universitaire de l’emploi (OUE).

- Quel sont les perspective du marché de l’emploi suite au ralentissement économique?

DL: Aujourd’hui, notre économie se porte encore bien. Néanmoins la récession sérieuse qui frappe les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie, dans une moindre mesure, aura une conséquence sur notre économie et donc sur le taux de chômage.

YF: Je fais une analyse sur une période de trois à six mois. Comme la Suisse est une économie ouverte fortement orientée sur les exportations, la récession des marchés américains, européens et asiatiques auront des conséquences négatives sur notre économie. Le taux de chômage ne va pas forcément augmenter mais la durée d’inactivité des chômeurs risque de se rallonger.

- Quels secteurs vont être touchés?

DL: Comme l’économie suisse est fortement tributaire des exportations, un ralentissement interviendra, surtout dans les branches directement exposées comme les machines-outils et les machines pour l’industrie textile. Cela dépendra aussi de la consommation individuelle. Si celle-ci se maintient, le ralentissement pourrait être moins brutal. Par contre, si celle-ci chute, notre pays risque la récession. Je ne fais pas de pronostique sur les chiffres du chômage mais il y aura forcément une augmentation. Cela ne veut pas obligatoirement dire licenciements mais non renouvellement d’un contrat de durée déterminée (CDD) ou des mesures de chômage partiel, par exemple.

YF: La branche des machines est directement exposée alors que l’horlogerie pourrait être relativement moins touchée en raison de son marché fortement orienté sur l’Asie. Facteur négatif supplémentaire, un cours du franc suisse qui s’évalue par rapport à l’euro et au dollar. Cette hausse ne va pas profiter au secteur des exportations. Je prévois aussi quelques problèmes de personnel dans le secteur finance/banque; des sociétés comme Crédit Suisse ou UBS vont devoir faire des restructurations. Ce ralentissement aura certes un impact sur la consommation intérieure qui risque de baisser, mais c’est un paramètre incertain car il dépend du niveau d’incertitude ressentie par la population.

- Quel impact aura-t-il sur les salaires?

DL: Nous menons des discussions avec les principaux représentants de l’économie pour faire accepter une augmentation de salaire de 3% pour tous les salaires hormis ceux des managers.

YF: Les augmentations de salaires devraient se situer entre 1.5 à 2%, parfois plus, selon les secteurs. Par exemple, COOP a accepté 3.25%. Le risque d’inflation reste faible.

Ci-dessous, quelques communiqués relatifs à l’évolution du taux de chômage:

Date: 07/11/2008 09:04 SITUATION 09H05

Le taux de chômage en Suisse a augmenté à 2,5% en octobre
Hausse importante dans le Jura et en Valais Berne

(ats) Le nombre de chômeurs en Suisse a augmenté au mois d’octobre. Il a atteint 100 471, soit une hausse de 4491 par rapport à septembre. Le taux de chômage est ainsi passé de 2,4 à 2,5%, a indiqué le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) vendredi dans un communiqué. Le nombre de chômeurs a toutefois reculé de 1586, en comparaison avec le même mois de 2007. Le chômage des jeunes (15 à 24 ans) a diminué en octobre de 150 personnes (- 0,9 %), passant à 16 998. Par rapport à octobre 2007, il a reculé de 693 personnes (-3,9 %), a ajouté le SECO. Par canton, le taux de chômage a fortement augmenté en Valais: il est remonté de 0,3 point à 2,8 %, soit au même niveau qu’en octobre 2007.

Cette hausse est avant tout liée à des variations saisonnières dans les professions liées au tourisme, indique le Service de presse du canton du Valais. Dans le Jura, le taux de chômage a également progressé de 0,3 point pour se fixer à 3,1 %. Dans les cantons de Vaud (taux de 3,9 %), Genève (5,6 %), Neuchâtel (3,3 %) et Berne (1,7 %), la hausse n’est que de 0,1 point. A Fribourg, le taux de chômage est resté inchangé en octobre à 2,5 %. NOTE: synthèse suit sjst ba

Bob et son cheval, ou “Comment fonctionne le système financier américain”

Classé dans : Tous, Uncategorized — Christian Brülhart @ 10:08

Le jeune Bob veut devenir riche avec son propre ranch. Pour débuter il achète un cheval à un paysan. Il lui verse la totalité de ses 100$ et ce dernier lui promet de lui livrer le cheval le lendemain. Le lendemain, le paysan annonce une mauvaise nouvelle à Bob: “Je suis désolé petit, mais le cheval est mort cette nuit”
Bob dit: “Pas de problème, rend moi simplement mes 100$”
Le paysan lui dit: “Je ne peux pas, j’ai déjà dépensé l’argent pour de l’engrais..”
Bob réfléchit brièvement puis dit: “Bon, ben je vais prendre le cheval quand-même”
“Pour faire quoi ?” lui demande le paysan
Bob lui explique: “Je veux le vendre en organisant une loterie !”
Le paysan étonné lui dit: “Mais tu ne peux pas faire une loterie avec un cheval mort !”
“Bah, je ne dirai simplement à personne que le cheval est mort…”
Quelques mois plus tard, le paysan croise Bob vêtu d’un superbe costume.
Le paysan lui demande alors: “Et alors ? Comment s’est passée la loterie du cheval mort ?”
“Super !!” lui dit Bob. “J’ai vendu 500 ticket à 2$ pièce, du coup j’ai fait mes premiers 1000$ de bénéfice !”
“Mais…. Tu n’as pas eu de réclamations ?”
“Si, de la part du gagnant” lui dit Bob. “Je lui ai simplement rendu ses 2$ ! “

Aujourd’hui, Bob vend des produits structurés chez Goldman Sachs.

30 octobre, 2008

Un site internet pour les malades du sida

Classé dans : Tous, Uncategorized — Christian Brülhart @ 11:44
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Date: 30/10/2008 10:30

EMBARGO 12h00
Lausanne (ats) Les personnes vivant avec le VIH et le sida ont depuis jeudi un nouveau site internet «house34.ch». Ce site interactif permet de «chatter» à deux ou à plusieurs et fournit de nombreuses informations sur la maladie et ses conséquences.
Le site comble une lacune, ont annoncé jeudi ses initiateurs à Lausanne. «house34.ch» sera géré par les membres de LHIVE, une organisation qui rassemble des personnes vivant avec le VIH et le sida, en collaboration avec des spécialistes du domaine.
Les personnes infectées restent exposées à des discriminations, rappelle LHIVE. Pour cette raison, de nombreuses personnes veulent rester anonymes. «house34.ch» est le lieu idéal pour nouer des contacts sans engagement et briser des solitudes, ajoute LHIVE.

ll va

27 octobre, 2008

La crise financière, les bonus et la valse des milliards

Classé dans : Articles de presse (non publiés), Tous — Christian Brülhart @ 19:19
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SUISSE

Une infime partie du monde bancaire s’est laissée prendre par le jeu de l’avion. Placés devant le fait accompli, certains gouvernements doivent mobiliser plusieurs centaines de milliards de francs pour combler les pertes abyssales. Le monde politique fait face aux conséquences de son désintérêt pour le monde de la finance et en tirer des leçons. En Suisse, c’est l’incompréhension. Le slogan de «privatisation des profits et nationalisation des pertes» démontre la lassitude du peuple auprès de qui l’épisode Swissair est encore bien présent.

L’amalgame fait dans certains médias entre ralentissement conjoncturel, déconfiture financière, salaires et bonus encaissés par certains patrons de grandes entreprises transmet un dangereux message: les richesses sont toujours disponibles pour les nantis alors que les modestes gens se battent depuis des années pour ne récolter que des cacahuètes.

Sur ordre du Conseil fédéral, la Banque nationale suisse s’est portée acquéreur d’une caisse de titres sans valeur pour une cinquantaine de milliards de dollars afin de sauver la première grande banque nationale, moribonde depuis plusieurs mois. Comme cette quantité de papier dégage une forte odeur de pourriture, nos dirigeants ont imaginé l’exporter sous le soleil des Bahamas. La Suisse, référence mondiale en matière bancaire, collabore-t-elle avec un pays inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux? Malaise et problème d’image. Conséquence immédiate, la Communauté européenne, qui souhaite trouver une solution externe au problème récurrent d’évasion fiscale de ses riches citoyens, saute sur l’occasion de remettre la pression sur la Suisse pour la forcer à collaborer et à assouplir son sacro-saint secret bancaire. Le climat est assez agressif pour déclencher un fait rarissime dans la diplomatie de notre pays: l’ambassadeur allemand est convoqué aux affaires étrangères pour écouter le courroux du Conseil fédéral.

Toutes les bourses s’écrasent, d’accord. Mais au fait, comment se porte notre économie? Les secteurs de l’immobilier, du commerce de détail, de l’horlogerie, du tourisme et du pharma sont stables voire en croissance. L’industrie est en ralentissement conjoncturel depuis ce printemps après trois années de plein régime. Le récent communiqué de l’Administration fédérale des douanes ne fait pas dans le détail. Les exportations ont chuté en septembre en valeur réelle: -19.3% pour les machines-outils et -40.7% pour les machines textiles. Finalement, seuls certains secteurs de la finance et celui de l’automobile sont vraiment en difficulté. Les cours du pétrole, qui avaient crevé les plafonds cet été en raison de spéculations, subissent une correction qui crée des sueurs froides à certains pays membres de l’OPEP. Faut-il en conclure que nous traversons une crise exceptionnelle équivalente à celle de 1929?

Paradoxalement, une rapide tournée faite dans les chambres de commerce et les services de l’emploi des six cantons romands ne laisse entrevoir qu’une dizaine de cas concrets, dont les plus importants sont Tornos, Liebherr et Bobst. Interrogés cette semaine, une dizaine de directeurs d’entreprises de machines-outils me confirment qu’aucun signe négatif concret ne peut être actuellement décelé. Tous affirment adopter une attitude de prudence. La plupart ne subissent aucun problème de financement et ne changent pas leurs projets et investissements. Quelques uns sont même soulagés que les affaires se calment.

Le réel danger dans ce climat de pyschose, c’est que la crise financière limitée à quelques banques sur-exposées à des crédits irrécupérables ne se propage à une économie qui a vécu des moments beaucoup plus sinistres. En Suisse, la conjoncture économique dépend de deux facteurs principaux: les exportations et la consommation intérieure, toutes deux sensibles directement et indirectement à la conjoncture des économies étrangères. Celles-ci étant touchées de plein fouet, préparons-nous à un ralentissement dans le meilleur des cas.

29 juillet, 2008

Mobilisation de 40 millions de Chinois contre le Parti communiste: Info ou Intox?

PEKIN

Plus de 40 millions de Chinois auraient abandonné le Parti Communiste! Suite à la condamnation par Pékin du mouvement religieux Falun Gong, plus d’un millier de pratiquants seraient morts par suite de persécutions pendant ces cinq dernières années. En réaction, trois médias: un journal, une radio et une chaîne de TV par satellite, tous basés aux Etats-Unis, ont décidé de soutenir ce mouvement et de s’attaquer ouvertement au gouvernement. Une campagne originale pour encourager les citoyens chinois à se retirer du Parti communiste a débuté en automne 2004 par la publication du pamphlet des «9 commentaires». Récit d’une stratégie planétaire de propagande médiatique.

Le 28 juillet à 17 h 00, heure de Paris, exactement 40′711′377 personnes se seraient désinscrites du Parti communiste chinois ou de ses organisations affiliées. Lancée fin 2004 par le quotidien The Epoch Times (La Grande Epoque), cette initiative ferait boule de neige. Voici les neuf critiques qui auraient généré cette marée de démission: «qu’est-ce que le Parti communiste?, les débuts du Parti communiste chinois, la tyrannie du Parti communiste chinois, le Parti communiste est une force qui s’oppose à l’univers, la connivence de Jiang Zemin et du Parti communiste chinois dans la persécution du Falun Gong, comment le Parti communiste chinois a détruit la culture traditionnelle, l’histoire de tueries du Parti communiste chinois, en quoi le Parti communiste chinois est une secte perverse, sur la nature sans scrupule du Parti communiste chinois».

Falun Gong est un mouvement spirituel mélangeant des éléments du bouddhisme, du taoïsme et du qi gong. Présenté dans un article du U.S. News and World Report de février 1999, son leader s’appelle Li Hongzhi. Menacé, il a quitté la Chine et vit aux Etats-Unis depuis 1995. Le mouvement réunirait plus de 60 millions de membres, effectif supérieur à celui du Parti communiste. En Chine, ce groupe est présenté comme un culte du démon et condamné par le gouvernement depuis 1992. Dans ce pays, les pratiquants de Falun Gong sont régulièrement persécutés, emprisonnés et exécutés comme terroristes.

Des médias accusés de soutien à Falun Gong

Trois médias du groupe Epoch Media, tous basés aux Etats-Unis et dont l’indépendance et l’impartialité sont contestées, se font les relais les plus agressifs envers la politique du gouvernement chinois. Le journal Epoch Times, basé à New York et à Mountain View en Californie, imprime un hebdomadaire gratuit en 10 langues avec environ 1,5 million de copies distribuées dans 28 pays. Il est également présent en 17 langues sur le Web. La chaîne de radio Sound of Hope (le son de l’espoir), basée à New York, diffuse des programmes radio en chinois, anglais, français, espagnol, vietnamien, coréen et des podcasts. La chaîne de TV par satellite NTD TV (New Tang Dynasty Television), basée à New York, est le troisième média. Son programme en chinois diffusé sur le territoire de la Chine par un satellite de la société européenne Eutelsat vient d’être censuré depuis le 16 juin 2008.

Selon le rapport du 11 août 2006 présenté au Congrès américain, ces trois médias sont considérés comme affiliés au mouvement du Falun Gong car ils ont été fondés et sont partiellement financés par ses membres. Par exemple, Levi Browde, porte-parole du Centre d’Information du Falun Dafa écrit des articles dans l’hebdomadaire Epoch Times. Néanmoins le rapport mentionne que les accusations faites de commercialisation des corps humains des membres de Falun Gong par la Chine ont été vérifiées dans un rapport officiel commandé par le gouvernement canadien.

De nouvelles manifestations de soutien dans le monde

Un rassemblement en faveur de l’initiative d’abandon du Parti communiste chinois a été annoncé par l’Epoch Times et une vingtaine d’autres organisations pour vendredi 18 juillet de 10 heures à midi sur Constitution Avenue au centre de Washington DC. Selon le Washington Times du 25 juillet, Ileana Ros-Lehtinen, élue républicaine au Congrès américain et cheffe de la Commission des Affaires étrangères et présente au rassemblement, a réitéré l’avertissement maintenant commun envers Pékin: «nous vous surveillons».

Rapporté par l’agence ESPN, plus d’un million de signatures ont été récoltées dans le monde pendant six mois pour demander au régime chinois de stopper les persécutions envers les membres de Falun Gong avant les JO. Le 25 juillet, le suisse Erich Bachmann, membre de la CIPFG (Coalition to Investigate the Persecution of Falun Gong in China) a déposé 1′215′793 signatures au quartier général du CIO (Comité international olympique) à Lausanne.

Connue pour être relativement impassible aux critiques, la Chine a adopté une politique de communication plus dynamique depuis le début de l’organisation des JO. De leur côté, les opposants comptent aussi utiliser l’attention de la communauté internationale sur ce pays pour proclamer leurs doléances. Ouïgours, tibétains, membres du Falun Gong, organisations de soutiens au Darfour et au Myanmar et groupes d’activistes pour la liberté de religion et des droits de l’homme: tous comptent faire payer cher à la Chine d’avoir organisé les JO sans avoir tenu parole sur ses engagements d’ouverture.

Christian Brülhart, © 2008 – Tous droits réservés

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Sources:

The Epoch Times: http://en.epochtimes.com/n2/about-us.html

NTD TV: http://english.ntdtv.com

Sound of Hope Radio: http://soundofhope.org/

http://www.washingtontimes.com/news/2008/jul/25/olympian-pr-bout-under-way-in-washington/

Rally at the National Capital: http://www.prnewswire.com/cgi-bin/stories.pl?ACCT=109&STORY=/www/story/07-16-2008/0004850556&EDATE=

China and Falun Gong, Congressional Report http://www.usembassy.it/pdf/other/RL33437.pdf

Les 9 commentaires http://news.epochtimes.com/9pingdownload/French/9ping_french_intro.pdf

San Francisco Chronicle: http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2005/12/18/MNGGAG8MTA1.DTL&type=printable

Down With the Chinese Tyrants!: http://www.chicagoreader.com/hottype/2005/051014_1.html

28 juillet, 2008

Présidentielles américaines: “Noir & blanc” contre “blanc & noir” ?

Classé dans : Articles de presse (non publiés), Tous, Uncategorized — Christian Brülhart @ 17:08
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WASHINGTON D.C.

Bel effet de symétrie optique! Du côté des démocrates, Barack Obama (sénateur du nord, noir) et Kathleen Sebelius (gouverneure du sud, blanche) contre John McCain (sénateur du sud, blanc) et Condoleezza Rice (ministre des Affaires étrangère, noire) du côté des républicains? Tel sera peut-être le choix à faire en novembre prochain pour quelques dizaines de millions d’Américains, pays où la question raciale reste un problème crucial.

Selon l’agenda, les annonces des noms des vice-présidents américains devraient être faites entre début août et début septembre. Barack Obama pourrait profiter du 4 août, anniversaire de ses 47 ans ou attendre jusqu’au 29 août, après la fin des JO, date de l’ouverture de la convention démocrate. John McCain pourrait faire connaître le nom de son colistier le 29 août, afin de passer sous silence l’anniversaire de ses 72 ans, ou attendre jusqu’au 1er septembre, date d’ouverture de la convention républicaine.

Pourquoi Kathleen Sebelius et Condoleezza Rice devraient-elles se présenter comme les deux futures vice-présidentes des Etats-Unis? Tout d’abord, parce que les deux candidats sont des femmes. Ensuite parce qu’elles font partie d’un groupe ethnique important et complémentaire aux candidats à la présidence. Troisièmement parce qu’elles représentent «l’autre partie du pays»: la «sudiste» Kathleen Sebelius (Kansas) complète le «nordiste» Barack Obama (Illinois) alors que le «sudiste» John McCain (Kansas) fédérerait des électeurs de toutes les régions grâce à Condoleezza Rice (ministre des Affaires étrangères).

Un dernier élément de réponse serait: parce qu’ils ont tous participé à la dernière conférence du groupe Bilderberg qui a fermé ses portes dimanche 8 juin à Chantilly, en Virginie. Le sénateur McCain était présent et le sénateur Obama y aurait également assisté, information non confirmée mais également non démentie. Cette organisation, créée en 1954 et restée discrète voire confidentielle jusqu’à ce jour, est composée d’un groupe permanent de 30 personnes (la liste reste secrète) qui réunit annuellement une centaine de leaders les plus influents de la planète. Des hommes politiques comme Gordon Brown, Bill Clinton, Tony Blair, Jean Chrétien ou Stephen Harper, pour ne mentionner que les plus récents, ont tous participé aux conférences du groupe précédant leurs élections. Fruit du hasard? Etrange coïncidence en tout cas.

L’avenir le dira. Mais si ce pronostic devait se réaliser, ne germerait-il pas un petit soupçon de conspiracy theory dans nos têtes ? …

Christian Brülhart, © 2008 – Tous droits réservés

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Sources:

- Dernière phase du processus de sélection des candidats à la vice-présidence – AFP 221935-EUA0622

- Barack O’Bilderberg: Picking the President: http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=9270

-  Special Bilderberg 2008 Report from American Free Press: http://www.americanfreepress.net/Bilderberg_2008_Report.pdf

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